20 octobre 2021

AP-Togo et les acteurs en charge de la gestion frontalière en réflexion pour baliser la voix aux commerçantes transfrontalières.

L’esprit de la création de la communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) était et reste la facilitation de la circulation des biens et personnes des pays membres. Mais force est de constater que malgré la promulgation des lois en faveur de cette libre circulation, les commerçants en particuliers les femmes commerçantes rencontrent beaucoup de difficultés lors de leur passage aux frontières. C’est pour apporter une solution à cette situation que l’Association AP-Togo a tenu une rencontre le 27 novembre dernier à Lomé avec tous les acteurs impliqués dans la gestion des frontières.

Il était question lors de cette rencontre d’échanges de faire remonter les difficultés qu’éprouvent les femmes commerçantes transfrontalières grâce à leurs témoignages, les sensibiliser sur les procédures et les documents nécessaires pour la traverser des frontières mais également amener les agents en charge des frontières à prendre connaissance de ces difficultés afin d’apporter des solutions idoines et durables.

Axé autour du thème « organiser des réunions avec les structures en charges de la gestion des frontières sur les questions liées aux femmes impliquées dans le commerce transfrontalier et leur droits » la rencontre des trois séances furent un créneau pour la modératrice de faire un panorama des actions déjà entrepris par AP-Togo allant dans ce sens soixante (60) femmes. Il a également exposé les résultats de leurs études à l’endroit des femmes commerçantes transfrontalières. Il ressort de son exposé que la première entrave à leur activité de commerçante transfrontalière est l’ignorance. En effet, ces femmes pensent qu’il est très couteux d’exercer ce métier en suivant les voies conventionnelles. Le second obstacle est la sous information car les ignorent qu’il existe un schéma de libéralisation des Echange adopté par la CEDEAO. En outre elles ne connaissent pas les avantages liés à leur organisation en réseau et groupement. Par ailleurs on note également le manque de volonté politique des décideurs à prendre à bras le corps les difficultés qu’elles éprouvent. Enfin, il faut souligner le manque d’intégration du protocole dans les textes juridiques nationaux et l’absence des institutions de recours au niveau des frontières pour assister ces femmes dans la défense de leurs droits en cas de problème.

Au cours de ces échange, le problème majeur soulevé par les femmes reste la raquette. Pour pallier ce problème, le numéro vert de lutte contre la corruption a été communiqué aux femmes.  

Par ailleurs, AP-Togo par la voix de sa directrice exécutive, Madame Panakinaou Piyalou a promis de convier les chauffeurs transporteur de marchandise à une réunion de formation et d’échange. Elle a également salué les participants(es) pour avoir honorer de leur présence à cette rencontre. Madame Panakinaou a également témoigné sa gratitude et reconnaissance l’African Women’s Development Fund (AWDF) pour son soutien financier et matériel.

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